Les produits biologiques ont trouvé leur place dans de nombreux foyers. Ils sont dans nos shampooings, nos assiettes, nos vêtements… et véhiculent l’image de produits plus sains et écologiques. Alors, payer plus pour vivre mieux ? Pas toujours.

 

Si j’ai bien conscience que critiquer le bio face à la frénésie actuelle du naturel n’est pas du meilleur effet, je ne peux que déplorer par moment ce « green business » dont les premiers bénéficiaires ne sont certainement pas les consommateurs. Evidemment, dire que le bio c’est mal, c’est comme critiquer une vidéo de trois petits chatons innocents jouant avec une pelote de laine. Mais lorsque des produits sont achetés parce qu’ils sont « bio », mais que ces produits s’avèrent par la suite plus nocifs que les produits classiques, j’ai comme à penser qu’il y a au mieux négligence, au pire, manipulation. L’idée n’est pas de défendre les pesticides ni autres produits chimiques à une pratique agricole plus saine. Ce qui me dérange en revanche, c’est de faire de ce nouveau style de vie un gage de qualité, et parfois à défaut de toute cohérence et de toute étude. Explications.

 

Image Pikabay

Choc toxique : Les tampons bio seraient plus dangereux que les tampons classiques

Présentés comme une alternative aux chocs toxiques, les tampons biologiques, selon une récente étude scientifique, ne seraient pourtant pas meilleurs pour la santé que les tampons classiques. Ils seraient au contraire plus propices au développement de bactéries potentiellement mortelles. C’est en tout cas l’idée que soutient une étude scientifique publiée dans le journal de la société américaine de microbiologie Applied and Environmental Microbiology. Cette récente étude souligne que ces produits bio, utilisés pour l’hygiène intime, peuvent même augmenter les risques de staphylocoque doré. La raison ? L’espace entre les fibres, plus grand que dans les tampons classiques, contribue un apport d’air dans le vagin. Celui-ci favoriserait la croissance du staphylocoque doré. Je m’interroge. Cette découverte est-elle simplement un cas isolé ? Selon l’institut de sondage Toluna réalisé en 2015, plus de  2 personnes sur 3 consomment du bio, car ils pensent que cela est meilleur pour leur santé. J’ai parfois l’impression d’un immense flou artistique.

 

Cosmétique Biologique représentant un savon rose à la framboise en forme de coeur

Image Pixabay

Le bio, une affaire de marketing ?

Ce serait quand même gros de dire ça, car je n’ai jamais trop aimé les généralités. Mais il est vrai que dans le domaine de la cosmétique par exemple, le bio est vendu à toutes les sauces comme un gage de qualité. Une pratique que déplore Grégory, PDG d’un Laboratoire de formulation cosmétique, basé à Carros. « En quelques années, les produits bio ont envahi les instituts de beauté. Certains jouent le jeu avec des produits de qualité, mais pour d’autres, ils ne font que vendre du vide à prix d’or. C’est sûre, les produits sont naturels puisqu’il n’y a rien ! De l’eau et deux arômes que l’on vend en qualité de produit cosmétique, c’est honteux ». Jouer sur le bio pour faire fructifier son business. C’est plutôt de ne pas le faire qui aurait été surprenant.

Julien Keibeck, fondateur de l’association et de la mention slow cosmétique, visant à récompenser les produits cosmétiques ayant une formule propre et un marketing transparent, donne son avis sur certains produits cosmétiques et apprend à démêler le vrai du faux.

Video interview Julien Keibeick

On notera tout de même que plus de 40% des personnes consommant du bio le font car c’est meilleur pour l’environnement. Une raison déjà beaucoup plus convaincante…

Catégories : SANTE

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